Déchance partie 2

La Déchéance, Deuxième Partie

Telle une fille qui avait passé 5 jours sur une île déserte, Mary se sentait désordonnée, sale et fatiguée, la seule solution pour elle était d’aller réfléchir dans son bain. La tête posée sur le rebord de la baignoire, Mary contemplait le plafond, toujours à la recherche d’une explication, une solution. Il fallait bien un jour qu’elle en reprenne. Il fallait qu’elle appelle Will. Tendant la main en dehors de sa baignoire, elle attrapa son téléphone et chercha le numéro de Will. Mais tout était flou, et les lettres semblaient se chamailler pour embrouiller les yeux de Mary. Cette vision était horrible, comme si cette boule rouge semblait vouloir empêcher Mary d’appeler William, de se sortir de là. A présent ce n’était plus seulement l’écran du téléphone qui tanguait comme un bateau en pleine tempête, mais aussi toute sa salle de bain qui prenait des allures de monstres, comme dans les films pour enfants. Elle ne poussa qu’un cris.

 

Le lendemain matin, Mary se réveilla non pas dans sa baignoire, mais dans un lit d’hôpital, une transfusion sur le poignet, et tous ses proches autours d’elle, la regardant comme si un troisième bras venait de lui pousser sur le front. Au seuil de la porte, William et son sourire niais la regardait. Sans réfléchir Mary se leva et commença à courir en direction de Will qui venait de s’enfuir. La mère de Mary, ne la reconnaissant plus lui priait de revenir, sans succès évidement puisque sa fille venait de sortir de la chambre en courant. Mary courrait en essayant d’éviter les brancards, et les vielles personnes, fixant Will pour ne pas le perdre de vue. Ce n’est qu’en rentrant de justesse dans un ascenseur qu’elle put coincer William.

 

  • Tu es complètement dingue Will, qu’est ce que tu m’as fait ?! cria Mary

  • C’est toi qui es folle ouais ! C’est pas moi qui m’amuse a courir après une nuit passer à l’hôpital !

 

Mary pris William par le col de son polo malgré les forces qui lui manquaient et lui cria à la figure :

 

  • Pour la énième fois William, dit moi se que j’ai avalé, je t’en pris !

  • Moi ? Je ne t’ai rien donner. Tu as plutôt vomi ce que tu as avalé hier. Tu en a juste pris un peu samedi soir et après tu es partie, soit disant que tu avais quelque chose à faire.

  • Et toi tu laisses partir ta meilleur amie, défoncée, dans la rue un samedi soir ? Mais t’es vraiment débile ou quoi ? Je croyais que tu me protégeais salaud !

  • Eh doucement ! Tu m’as demandé de te faire confiance quand tu es partie samedi soir, et je te rappelle que tu n’étais pas la seule a avoir fumé. Et bien la seule à vouloir absolument en prendre.

 

Mary repensât a se qu’avait dit Will. Elle avait donc vomit la boule rouge. C’est bien ce qu’elle pensait, la raison pour laquelle la gentille petite fille sage avait courut après Will était simple : elle en voulait encore.

Prise de rage, elle retourna vers son étage, pris quelques affaires sous le regard effaré de ses parents et sortit la tête haute de l’hôpital, ne regardant pas autour d’elle, marchant sans regarder si elle faisait du mal a quelqu’un. La dépendance avait fait son travail.



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