Critique de « Cloclo » de Florent Siri


AlloCiné raconte : Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes…Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.

« Après La Môme en 2007 et Gainsbourg en 2010, Cloclo s’inscrit dans la tradition du biopic musical à la française, genre qui connaît un franc succès depuis quelques années. »

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Cloclo. Un simple surnom devenu ringarde aux fils des années. Florent Emilio Siri, le réalisateur a su exactement le mettre au gout du jour en faisant une biopic digne de ce nom.

Généralement habitué a réalisé des clips musicaux, Florent Siri s’est lancé dans le défi de réaliser et retracer la vie de Claude François, personnage « iceberg » dont on ne connais que le coté superficiel, personnage emblématique et atypique. Le personnage que tout le monde croit glorieux, fort est mis à nu dans ce film : la jalousie extrême du chanteur, le perfectionniste incorrigible, l’enfant blessé par son père ; rien n’échappe au scénario du réalisateur.

Le jeu des acteurs est quasiment parfait : Jérémie Rénier encore inconnu du public sait transmettre le véritable personnage de Claude François a travers une ressemblance remarquable et une gestuelle digne d’un professionnel ( il a d’ailleurs prit des cours de danse avec Mia Fry). Le rôle de Benoit Magimel, qui a d’ailleurs jouer dans tout les autres films de Florent Siri, Paul Lederman, le manager de Claude François, est très bien interprété, on découvre un personnage atypique, celui qui épaula pendant de nombreuses années le chanteur. La mère de Claude est également bien interprété Monica Scattini, une mère toujours présente dans le film et qui est une piqûre de rappel du passé du chanteur. Les enfants du chanteur, l’un cacher pour l’image de son père, échangé a tour de rôle avec son frère montre a quel point il faisait attention a son image et a la façon dont il protégeait son deuxième fils, Marc, de la médiatisation qu’a endurer son frère aîné, Claude Jr. Pour les ressemblances des autres acteurs, je n’ai pas remarquer une incroyable ressemblance : Johnny Hallyday et France Gall sont de bons acteurs, mais pas de bons sosies.

En parlant du passé de Claude François, on peut dire que dans le film, plusieurs aspects de sa vie s’enchaînent au fur et a mesure du film : les femmes, sa famille, l’argent, et sa vie de célébrité. La famille de Claude est très présente dans ce film ; notamment l’amour et la haine qu’il porte envers son père, qui meurt au début du film. Son manager, Paul Lederman, relance le film au moment creux de son histoire, en innovant sans cesse de nouveaux systèmes de com ; ce personnage fait presque partie de sa famille. Le personnage de Josette François, est aussi très présent dans ce film : c’est la seule personne qui croit vraiment en Claude François à ses débuts, on remarque une forte complicité entre eux deux.

Les diverses femmes de ce films sont également un point important par rapport au déroulement de sa vie : le caractères des femmes sont accordés à l’état et à la stabilité de sa vie. Chacune des ses femmes correspond a une période de sa vie, plus ou moins difficile.

Parlons de l’argent et de sa célébrité : on voit très bien dans le film, l’aspect très précoce de la personnalité de Claude François : homme d’affaire incorrigible, en avance sur son temps, il a su partir de rien et arriver au sommet avec un pouvoir de conviction énorme. Des milliers de fan a ses pieds, Claude François était un « chanteur a minette » comme il est dit dans le film : les cris des fans et les lettres d’amour pigmentent le film.

Je peux donc en déduire que ce film est sans aucuns doutes, réussi. Le jeu des acteurs est parfait, l’histoire et bien retracée (malgré 2 erreurs de dates), l’émotion est là, la vraisemblance aussi.

Note globale : 9 /10                      

Lily, le 21 mars 2012



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